Ayer sin gato, hoy Atlas: el error más hermoso de mi vida

Élise a soufflé. Un soupir fatigué, celui des gens qui ont répondu trop souvent à la même question.

« Huit mois. Les gens passent devant lui. Il est gros, un peu… défait. Et il ne fait pas son numéro. Il ne se frotte pas, il ne se met pas en valeur. Il attend, c’est tout. »

« Il est gentil ? » ai-je insisté.

« Oui. Mais il ne croit plus qu’on reste. »

Je l’ai regardé dans le rétro. Atlas me fixait. Pas suppliant. Pas attendrissant. Juste présent. Et cette présence me donnait l’impression d’être jugée sur des choses simples : est-ce que tu vas encore disparaître, toi aussi ?

« Atlas, c’est son vrai nom ? » ai-je demandé.

« C’est celui de sa fiche. »

Elle a hésité, puis ajouté : « Les bénévoles l’appellent parfois “Biscornu”, tu vois… à cause des oreilles. C’est affectueux. »

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